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Beach Road

Rue nord-sud

Beach Road

Nommée d'après : Édouard Goubert (1894-1974), mayor of Pondicherry and the man who ended French India (1894–1974)

Bienvenue Avenue Goubert, la promenade en bord de mer. Les habitants l'appellent Beach Road, ou simplement la Promenade. Elle longe le golfe du Bengale sur 1,5 km et c'est la rue la plus photographiée de Pondichéry. La statue de Dupleix, celle de Gandhi, celle de Nehru, le monument aux morts français, le vieux phare et le Raj Nivas se trouvent tous ici. L'avenue porte le nom d'Édouard Goubert, le politicien qui mit fin à l'Inde française en 1954. Le boulevard le plus français de la ville porte le nom de l'homme qui l'a donné à l'Inde.

La côte de Coromandel posa à la Pondichéry française son pire problème : il n'y a pas de port naturel. C'est un littoral sous le vent traître, chargé de ressac et de bancs de sable. Les navires mouillaient au large pendant trois siècles, et les marchandises étaient transférées par petite embarcation dans des conditions qui coûtaient régulièrement des vies. Les Français construisirent une jetée, qui offrit une certaine protection mais ne résolut jamais le problème de fond. Elle finit par s'effondrer. La promenade devint donc le visage de la ville à la place : le boulevard où l'administration coloniale plaça ses monuments les plus importants, où les citoyens se promenaient à la française, et où la grille ordonnée du quartier français rencontrait la mer ouverte.

Parcourir toute la longueur de l'avenue Goubert, c'est traverser trois siècles en quinze minutes. Près de Bharathi Park, à l'extrémité nord, se dresse le Raj Nivas (aujourd'hui Lok Nivas), résidence officielle du vice-gouverneur, construit en 1738 par le gouverneur Dumas comme résidence du gouverneur français et en usage officiel continu depuis lors. De là, en allant vers le sud : la statue de Gandhi, dite parmi les plus hautes statues de bronze de Gandhi au monde, tout près de la statue de Nehru ; le vieux phare, du milieu du XIXe siècle et aujourd'hui hors service ; Le Café, tenu par l'ashram de Sri Aurobindo, occupant une position privilégiée surplombant la baie. Un peu plus au sud se dresse le monument aux morts français, qui commémore les Pondichériens morts pour la France durant les deux guerres mondiales ; le consulat de France l'entretient et y tient chaque 11 novembre une cérémonie d'Armistice. La statue de Dupleix se dresse bien plus au sud de tout cela, bronze sur un haut piédestal, face à la mer, vers la France et le déshonneur, près de l'endroit où l'avenue s'incurve vers l'intérieur des terres pour devenir South Boulevard.

L'avenue porte le nom d'Édouard Goubert (1894-1974), le médecin et chef politique qui domina Pondichéry pendant la décennie précédant le transfert. En octobre 1948, son parti remporta 102 sièges sur 102 aux élections municipales : une fraude si flagrante que l'Inde s'en servit pour répudier le cadre référendaire convenu. Aucun plébiscite sur l'avenir de Pondichéry ne fut jamais organisé. Puis, en mars 1954, Goubert changea de camp et se déclara pour l'Inde. Sa défection brisa la faction pro-française. Le transfert de fait suivit le 1er novembre 1954. Le boulevard qui semble le plus français de la ville porte le nom de l'homme qui l'a donné à l'Inde.

À retenir sur cette rue

  • Les Français construisirent une jetée pour maîtriser le ressac, mais elle finit par s'effondrer. Les navires mouillaient au large pendant trois siècles. La promenade est le visage que la ville tourna vers la mer à la place.
  • Le monument aux morts français, entretenu par le consulat de France. Une cérémonie d'Armistice s'y tient chaque 11 novembre. Les noms des soldats pondichériens tombés dans les deux guerres mondiales y sont gravés.
  • Trois statues le long de la promenade, mais pas regroupées : Gandhi et Nehru se dressent près de l'extrémité nord, non loin du Raj Nivas. Dupleix se tient seul, bien plus au sud, près de l'endroit où l'avenue s'incurve vers South Boulevard. L'homme qui tenta de faire de la France la puissance dominante en Inde, et les hommes qui firent partir les Britanniques : le même boulevard, à ses deux extrémités opposées.
  • Le Raj Nivas, à l'extrémité nord près de Bharathi Park, fut construit en 1738 par le gouverneur Dumas comme résidence du gouverneur français. C'est aujourd'hui la résidence du vice-gouverneur du territoire de l'Union.
  • Le Café, tenu par l'ashram de Sri Aurobindo, surplombe le golfe du Bengale. L'un des meilleurs endroits de Pondichéry pour s'asseoir et ne rien faire.
  • Nommée d'après Édouard Goubert (1894-1974) : il remporta 102 sièges municipaux sur 102 par fraude en 1948, puis fit défection vers l'Inde en 1954 et mit fin à l'Inde française. Le boulevard le plus français de la ville porte son nom.
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