Rue nord-sud
Rue Baslieu
Nommée d'après : Baslieu, wealthy settler who bequeathed his fortune to the poor children and widows of Pondicherry
Bienvenue Rue Baslieu, nommée d'après un riche colon mort juste avant la guerre de Sept Ans, sans enfants mais avec un projet. Il légua toute sa fortune aux enfants pauvres et aux veuves de Pondichéry. L'argent fut confié à la Compagnie des Indes pour être conservé. La Compagnie fit faillite. Les bénéficiaires attendirent quinze ans.
Baslieu fut un riche colon français de Pondichéry, mort vers 1755, juste avant la guerre de Sept Ans qui allait détruire la ville où il avait vécu. Il n'avait pas d'enfants. Il décida que sa fortune devait revenir aux enfants pauvres et aux veuves de Pondichéry : un acte privé de philanthropie dans une ville coloniale où aucun système public d'assistance n'existait.
Il plaça l'argent auprès de la Compagnie des Indes, la compagnie française des Indes orientales qui administrait la colonie et semblait alors l'institution la plus sûre de l'Inde française. Elle ne l'était pas. La Compagnie suspendit ses paiements en 1764 et fut absorbée par la couronne française en 1769. Le legs de Baslieu se trouva pris au piège d'une institution en faillite. Les enfants pauvres et les veuves auxquels il le destinait attendirent plus de quinze ans avant que l'argent ne leur parvienne enfin.
D'ici là, Pondichéry elle-même avait été rasée par les Britanniques en 1761, reconstruite, assiégée à nouveau en 1778, et rendue à la France en 1783. La ville que Baslieu avait connue n'existait plus. Son argent, se frayant lentement un chemin à travers les décombres financiers de la Compagnie, arriva dans une Pondichéry très différente de celle à laquelle il l'avait destiné.
À retenir sur cette rue
- Baslieu mourut vers 1755 sans enfants et légua toute sa fortune aux enfants pauvres et aux veuves de Pondichéry. La rue est son mémorial.
- Il déposa l'argent auprès de la Compagnie des Indes pour le conserver. La Compagnie suspendit ses paiements en 1764 et fut absorbée par la couronne française en 1769.
- Les bénéficiaires attendirent plus de quinze ans. Le temps que l'argent arrive, la ville avait été rasée, reconstruite, assiégée à nouveau, et rendue à la France.
- Aucun système public d'assistance n'existait dans la Pondichéry coloniale. Le legs de Baslieu fut la tentative d'un seul homme, à titre privé, de combler ce vide.
L'application
Emportez ce guide avec vous
Cartes hors ligne, histoire rue par rue, sélection de restaurants et guides d'hôtels : tout ce site, dans votre poche.
