Rue nord-sud
Rue Victor Simonnel
Nommée d'après : Victor Simonnel, soldier from Pondicherry killed at Verdun in the First World War
Bienvenue Rue Victor Simonnel, l'une des rues les plus animées du quartier français. Elle court du nord au sud, de la rue Ananda Rangapillai à la rue Bussy, et sur son passage vous croisez l'hôpital général, la maternité, l'Assemblée législative, l'église Saint-Jean et le Lycée français. Le cimetière européen se trouve aussi ici. Victor Simonnel était un soldat de Pondichéry tué à Verdun en 1916. Sa rue n'est pas restée tranquille.
La rue Victor Simonnel porte peut-être le nom d'un soldat de la Première Guerre mondiale, mais elle est devenue l'une des rues les plus densément institutionnelles de la ville. L'hôpital général de Pondichéry et la maternité attirent chaque jour patients et familles de tout le territoire, et le trottoir alentour est bordé de stands de thé et de petites échoppes : l'économie informelle qui entoure tout grand hôpital public en Inde. Au milieu de la rue se trouve l'Assemblée législative de Pondichéry, siège du gouvernement du territoire de l'Union. L'église Saint-Jean, rattachée à l'Église de l'Inde du Sud, se dresse à proximité. Le Lycée français, l'école française qui a formé des générations de la communauté franco-pondichérienne, se trouve sur cette même rue.
À l'extrémité nord, le cimetière européen existe depuis environ 1700. C'est ce qu'un observateur a appelé le « répertoire silencieux » de l'Inde française : tandis que les archives papier étaient dispersées entre Aix-en-Provence, Paris et Pondichéry, les pierres tombales, elles, sont restées en place. Gouverneurs, ingénieurs, missionnaires, marchands et soldats y sont enterrés. Les tombes les plus anciennes, en pierre corallienne, abritent la première génération des bâtisseurs coloniaux français. Les tombeaux du XIXe siècle sont les plus élaborés : sarcophages de marbre, grilles de fer néo-gothiques, obélisques. La destruction de Pondichéry par les Britanniques en 1761 interrompit l'entretien du cimetière, et les pierres les plus anciennes en portent la trace.
Victor Simonnel était un Pondichérien mort à Verdun. Son nom est gravé sur le monument aux morts français de Beach Road. Un cimetière séparé pour les évêques, à la cathédrale de la rue Dumas, abrite trois siècles de clergé des Missions étrangères de Paris.
À retenir sur cette rue
- L'hôpital général et la maternité de Pondichéry se trouvent sur cette rue. Le trottoir alentour se remplit chaque matin de patients, de familles et de stands de thé.
- L'Assemblée législative de Pondichéry se trouve ici : le siège du gouvernement élu du territoire de l'Union.
- Le Lycée français, sur cette rue, éduque la communauté franco-pondichérienne depuis des générations. C'est encore une école française en activité.
- L'église Saint-Jean (Église de l'Inde du Sud) se trouve aussi sur cette rue : un rappel que l'héritage chrétien de Pondichéry n'est pas entièrement catholique ni français.
- Le cimetière européen : en activité depuis environ 1700. Trois siècles de société coloniale française enterrés dans une seule enceinte close. Le « répertoire silencieux » de l'Inde française.
- Victor Simonnel fut tué à Verdun pendant la Première Guerre mondiale. Son nom figure aussi sur le monument aux morts de Beach Road.
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